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Argenteuil 95

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www.argenteuil95.com, le journal du web indépendant des habitants d'Argenteuil et de ses environs.


France: bataille pour les grandes villes, Sarkozy risque un vote sanction

Publié par Arezkijour sur 16 Mars 2008, 08:45am

Catégories : #Actualité

PARIS (AFP) - Les Français votaient dimanche pour le second tour des élections municipales, la droite au pouvoir espérant limiter les dégâts face à un Parti socialiste en position de conquérir plusieurs grandes villes et qui a appelé à "sanctionner" le président Nicolas Sarkozy.

M. Sarkozy a assuré que ce scrutin ne le ferait pas changer de cap politique, mais une défaite de grande ampleur de la droite affaiblirait, au moins pour un temps, sa position, alors que sa popularité a déjà fortement chuté après dix mois au pouvoir.

Dans ce contexte d'un scrutin local, mais à l'enjeu national, toute l'attention se focalise sur quelques grandes villes phares pouvant basculer à gauche: Strasbourg (est), où les socialistes semblent bien placés, Toulouse (sud-ouest) et surtout Marseille (sud-est).

Une victoire des socialistes à Marseille sur le parti de droite UMP aurait un retentissement particulier. Les derniers sondages y annonçaient une bataille très serrée, ainsi qu'à Toulouse.

Le scrutin doit s'achever à 19h00 GMT (20h00 locale) à Paris et dans les grandes agglomérations.

Chaque camp a appelé à la mobilisation après un 1er tour marqué par un taux d'abstention élevé, un électeur sur trois ne s'étant pas déplacé.

La gauche socialiste, qui a enregistré une poussée dimanche dernier mais sans la "vague rose" parfois annoncée, est assurée de conserver la capitale, avec à sa tête le maire sortant Bertrand Delanoë.

Elle a appelé à "amplifier la sanction" du 1er tour, comptant notamment surfer sur le mécontentement des Français quant à la baisse de leur pouvoir d'achat, leur première préoccupation, et un style présidentiel jugé trop clinquant.

La gauche menace la droite dans une trentaine de villes de plus de 30.000 habitants. Elle risque toutefois d'en perdre une dizaine d'autres.

Le Premier ministre François Fillon a reconnu une "déception" de l'électorat quant au bilan de M. Sarkozy et du gouvernement. Il a promis, comme le chef de l'Etat, d'accélérer les réformes, malgré un contexte économique morose.

Anticipant un revers, M. Sarkozy a assuré mardi qu'il tiendrait "naturellement compte" du résultat des municipales, sans préciser comment.

Selon son entourage, il va remanier son gouvernement, mais en s'en tenant à de "légers ajustements", avec la création notamment de trois ou quatre nouveaux secrétariats d'Etat, couplée à un remaniement de son équipe de communication.

M. Sarkozy semble aussi vouloir adopter un style plus sobre. Une partie de sa dégringolade dans les sondages tient à l'agacement de l'opinion face à la surexposition de son action, l'affichage de sa vie privée et son goût affiché du luxe au moment même où il assurait que les caisses de l'Etat étaient "vides".

L'entre deux tours a été marqué par les tractations autour du parti centriste MoDem de François Bayrou, en position d'arbitre malgré son faible score national (moins de 4%).

Au nom de son "indépendance", M. Bayrou a opté pour des alliances à géométrie variable, à droite ou à gauche. Des sondages le donnaient battu pour la mairie de Pau (sud-ouest).

Quant au Parti socialiste, une large victoire pourrait avoir paradoxalement des effets pervers: l'enfermer dans un statut de gestionnaire local, conforter la guerre des chefs et repousser encore l'élaboration d'un programme clair pour la présidentielle de 2012.

Eclipsé par les municipales, un autre scrutin, destiné à élire une partie des conseillers généraux gérant les départements, se déroule ce dimanche. Le Parti socialiste pourrait enlever plusieurs départements à la droite.

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