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Argenteuil 95

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Montreuil : Jean-Pierre Brard perd son fief, la stratégie du PS national a échoué.

Publié par Arezkijour sur 18 Mars 2008, 12:18pm

Catégories : #Actualité

dominique-voynet--lue-maire-de-montreuil.pngContrairement à ce qui s’est passé à Argenteuil où le bureau national du  PS a suivi le choix démocratique de la base qui a désigné Philippe Doucet, à Montreuil, François Hollande est revenu sur la volonté de la base qui avait voté en faveur d'une alliance avec la sénatrice écologiste. En reconduisant l'alliance avec Jean-Pierre Brard, la stratégie de la rue Solferino n’a finalement pas porté. Pire encore, elle a profondément divisé les socialistes et  laissé de graves séquelles.

Le 28 novembre dernier, une majorité écrasante de militants socialistes a décidé de privilégier une stratégie d'alliance avec Dominique Voynet et les Verts plutôt qu'avec le maire sortant et le PCF.

Après plusieurs semaines d’hésitation, la direction nationale a pris, en janvier dernier, une décision contraire au vote des militants socialistes de Montreuil.

« Le choix de François Hollande et de son secrétaire national aux élections, Bruno Leroux, a été effectué sans égards pour la majorité des socialistes locaux peu enclins à soutenir Jean-Pierre Brard ", avait réagi, alors sur son blog, Manuel Martinez, conseiller général de Montreuil, qui était l’un des premiers socialistes de la ville, avec Mouna Viprey, à rejoindre Dominique Voynet. Cette dernière était candidate aux dernières législatives face à Jean-Pierre Brard.  D'autres socialistes étaient restés, au contraire, fidèles au dirigeant apparenté communiste.

L’alliance choisie par François Hollande avec le parti communiste n’a finalement pas marché. Les électeurs ont décidé autrement en mettant dehors Jean-Pierre Brard.

Après 24 ans de règne sans partage sur Montreuil, Jean-Pierre Brard (apparenté PCF) vient, en effet, de subir une cuisante défaite au second tour des municipales. L'ancienne ministre Dominique Voynet, sénatrice (Verts) de Seine-Saint-Denis, a réussi, dimanche 16 mars, la performance de détrôner celui que d’aucuns appelaient « le Ceausescu de Montreuil » et qui dirigeait d'une main ferme durant quatre mandats successifs la première ville de Seine-Saint-Denis (la 4ème d’Ile-de-France après Paris, Billancourt et Argenteuil).

« C'est une nouvelle page de l'histoire pour notre ville », a déclaré Dominique Voynet, le soir du second tour. Elle a promis d’être « au service de la population sans exclusif et sans distinction ». Pendant sa campagne, Dominique Voynet n’a cessé de dénoncer les pratiques « autocratiques, agressives et clientélistes du maire sortant », qui se présentait pour un cinquième et dernier mandat.
Avec 54,19% des suffrages (plus de 5.700 voix d'avance, alors qu'elle en comptait 1.871 de retard au premier tour, 32,47% pour elle, 39,42% pour Jean-Pierre Brard), la sénatrice a visiblement réussi à rassembler tous les détracteurs du maire sortant, de l'extrême gauche à la droite. Au premier tour, la liste LCR avait rassemblé 6,29% des voix.

Jean-Pierre a déclaré « prendre acte du vote », estimant que s'ouvrait désormais « une nouvelle période pour Montreuil » et a choisi d’être « dans l'opposition », avant de s'éclipser la mine grise et terrassée par la défaite.
Dominique Voynet sera élue à l'occasion du prochain conseil municipal samedi prochain.

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rouge 19/03/2008 20:07

Madame Voynet, qui n'est pas connu pour faire des scores électoraux quand elle se présente contre la droite, vient effectivement de faire un gros score à Montreuil.Elle à tireé dans sont propre camp, honte à elle.Nous savions déjà que c'était une piètre écologiste au bilan ministèriel piteux, mais là !!!!!!Devinez qui à voté pour elle :La droite et la LCR!!!!!

la vigilante 18/03/2008 19:10

Vu que le lien "les BOBOs a l'assaut des banlieue "popu"ne s'ouvre que pour les abonnés je vous le met en intégralitéCourrier international, Les bobos à l’assaut des banlieues “popu” une troisième fracture : “La construction d’un espace urbain sélectif, où une population aisée de manipulateurs de symboles (yuppies, bobos et intellectuels riches), avides de quartiers populaires, fera en sorte de maintenir les apparences populaires mais obligera la population pauvre à partir, chassée par la flambée des prix de l’immobilier.” vu que l'article est reservé aux abonnés je vous le met en intégralité ***La ceinture rouge de Paris pensait couler encore d’heureux jours communistes. C’était compter sans les bobos qui noyautent ces bastions. La preuve par Montreuil. Le tableau est charmant : un couple aux airs bohèmes, arborant des vêtements coûteux, se promène avec une poussette transportant un bébé tout aussi élégamment vêtu. C’est lui qui pousse pendant qu’elle papote tranquillement au téléphone et conclut une affaire pour sa boîte de graphisme. Ils ont l’air bien inoffensifs, mais l’essor de cette catégorie sociale dite des bobos (bourgeois en raison de leur niveau de revenus, bohèmes par leur style de vie) a provoqué, à la fin des années 1990, un séisme politique qui a fini par faire perdre la Mairie de Paris à la droite. Aujourd’hui, les bobos s’installent en banlieue*, où ils achètent lofts, ateliers désaffectés, combles et entrepôts de la “ceinture rouge” de la capitale. Et leur arrivée entraîne un nouveau séisme, mais cette fois-ci à gauche. Montreuil, ville ouvrière adossée au flanc est de Paris et connue pour accueillir l’imposant siège social de la CGT, est à l’épicentre du tremblement de terre bobo. Graphistes, plasticiens, journalistes de renom, génies de l’informatique et ingénieurs commerciaux fortunés en ont fait leur lieu de résidence. L’arrivée dans la banlieue rouge de ces jeunes actifs, héritiers aussi bien des yuppies des années 1980 que des hippies des années 1970 qui rejettent le style de vie traditionnel de leurs bourgeois de parents, est à l’origine d’un boule­versement démographique, immobilier et politique particulièrement sensible à Montreuil. Bouleversement démographique d’abord, puisqu’à une population relativement stable d’environ 90 000 habitants se sont ajoutés, selon les chiffres du dernier recensement à Montreuil, près de 10 000 nouveaux venus. Bouleversement immobilier aussi, car les prix du mètre carré habitable dans cette ville limitrophe de Paris, y compris pour les ouvriers et les précaires, se sont envolés en quelques années, avec, pour 2007 seulement, une hausse de 14,3 %. Et le changement est aussi politique : l’électorat, traditionnellement accaparé par le Parti communiste français, commence à prendre des teintes roses et vertes et aiguise les appétits des socialistes et des écologistes. Le maire de Montreuil, Jean-Pierre Brard, communiste dissident mais soutenu par le PCF, a dû cette fois négocier dur avec les autres formations de gauche afin de rester tête de liste pour les prochaines municipales. Et il n’y est d’ailleurs parvenu qu’à moitié. Le Parti socialiste, qui pendant des semaines a envisagé de laisser sur le ­carreau tout ce qui tendait vers le rouge, a finalement ravalé ses ambitions et décidé de lui apporter son soutien. Mais, à l’inverse, la chef de file des Verts, la sénatrice et ex-ministre Dominique Voynet, a choisi de franchir le Rubicon : elle présente sa propre liste au premier tour des municipales à Montreuil, lançant ainsi un défi à l’hégémonie communiste. [Mme Voynet a obtenu 32,5 % des voix et M. Brard 39,4 %.] Et le cas n’est pas isolé : des primaires opposeront pour la première fois des formations de gauche au premier tour dans cinq autres communes de la ceinture rouge : Aubervilliers, La Courneuve, Bagnolet, Pierrefitte-sur-Seine et Vitry-sur-Seine, villes limitrophes séparées de Paris par la muraille et véritable frontière psychologique qu’est le périphérique*. Dès la fin des années 1990, les bobos ont colonisé ce qu’il restait de quartiers populaires à Paris intra-muros – une capitale qui, avec seulement 87 km², se révèle peu étendue comparée, par exemple, aux 607 km² de Madrid. Les apparences sont sauves, et les pauvres sont partis Professeur à l’université de Nanterre, Jacques Donzelot voit dans le phénomène des bobos banlieusards la naissance d’une troisième fracture urbaine, dans une France déjà ébranlée par un choc entre, d’une part, les villes et les banlieues bourgeoises et, d’autre part, les cités-dortoirs très défavorisées. A Paris, analyse ce sociologue de l’urbain, la domination des bobos a aggravé les deux “cauchemars sociaux des classes moyennes : la menace qu’ils croient subir de la part des habitants des cités et le rejet qu’ils croient subir de la part des habitants des quartiers aisés”. Le sentiment pour elles d’être prises en tenailles pourrait expliquer ce vote de la peur qui, en 2002, avait donné des ailes à l’extrême droite de Jean-Marie Le Pen et qui, en 2007, a ouvert la présidence à Nicolas Sarkozy. Et voilà aujourd’hui qu’apparaît, selon Jacques Donzelot, une troisième fracture : “La construction d’un espace urbain sélectif, où une population aisée de manipulateurs de symboles (yuppies, bobos et intellectuels riches), avides de quartiers populaires, fera en sorte de maintenir les apparences populaires mais obligera la population pauvre à partir, chassée par la flambée des prix de l’immobilier.”  

la vigilante 18/03/2008 14:52

Courrier international, Les bobos à l’assaut des banlieues “popu”La ceinture rouge de Paris pensait couler encore d’heureux jours communistes. C’était compter sans les bobos qui noyautent ces bastions.La preuve Montreuil

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