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Argenteuil 95

Argenteuil 95

www.argenteuil95.com, le journal du web indépendant des habitants d'Argenteuil et de ses environs.


Soirée-débat sur l’avenir de l’école à Argenteuil

Publié par Arezkijour sur 19 Mars 2008, 14:39pm

Catégories : #Education

Suite aux Assises de l’éducation qui ont eu lieu à Argenteuil en janvier et février 2008, une soirée-débat sur ce thème aura lieu le mardi 25 mars 2008 à 20 heures à la salle Maurice-Sochon, rue Yves Farges, près de la maison de quartier d’Orgemont.

Si l’avenir de l’école vous concerne, n’hésitez pas à participer à cette soirée pour y poser vos questions, décrire votre expérience et faire vos propositions.
Au programme : première partie musicale avec les élèves du collège Albert-Camus. Puis, la soirée reprendra les trois thématiques qui ont traversé l'ensemble des débats de janvier et février2008 : l’ouverture de l’école, la place de l'enfant et le rôle des enseignants et des parents.

L’objectif est de reconduire cette initiative pour l'année prochaine, enrichir encore la perception de l'école et permettre aux Argenteuillais de s'exprimer plus largement sur l'école qu'ils souhaitent pour leurs enfants.

Rappelons que quatre débats, réunissant au total plus de 140 participants, ont permis de lancer la discussion sur la scolarisation des jeunes enfants, les rythmes scolaires et la suppression du samedi matin, le collège pour tous et enfin le lycée et l’orientation

La transcription intégrale des débats est disponible sur :

http://pagesperso-orange.fr/AssisesArgenteuil/Education à Argenteuil
,


Contact : assises2008@free.fr




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la vigilante 28/03/2008 12:57

Subject: témoignage édifiant d'un principal de collège (source attac vosges) 
à diffuser largement
Vous savez tous que j'occupe depuis cette rentrée la fonction de
Principal d'un Collège dit "difficile", classé "Ambition Réussite". 82%
des élèves sont issus de catégories socio-professionnelles très
défavorisées. Un Collège ghetto, avec ses problèmes quotidiens, et les
problèmes de violence dans le quartier.
 Je suis très fier d'avoir travaillé pendant plusieurs années à
Meaux, puis dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd'hui
ailleurs dans le Rhône. Fier d'être fonctionnaire de la République, d'assumer cette mission de service public tant décriée.
 Ce soir, ma fierté m'a abandonné. J'ai honte. J'ai surtout honte
de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des
partenaires extérieurs, des parents d'élèves et des élèves.
 Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la
République  pour ne pas laisser les "orphelins de 16 heures" à la rue ?
 Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de
l'Éducation  nationale, à propos de la mise en place de
l'accompagnement éducatif, ce dispositif  devant accueillir tous les
collégiens de 16 heures à 18 heures ?
 La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je
l'ai  découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions
au Collège X fin  août, comme tous mes autres collègues Principaux de
Collèges en Éducation  prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute la
France).
 Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car
je suis  un fonctionnaire responsable. J'ai mis mes opinions de citoyen
dans ma poche,  et j'ai tout fait pour que ce dispositif soit un
succès.
Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait
concerner les  élèves volontaires, encadrés par des enseignants
volontaires.
 Sur 365 élèves, j'ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l'effectif 
total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %.
Sur 47 enseignants, j'en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter
la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine.
J'ai sollicité  le Centre social pour mettre conjointement en place
l'aide aux devoirs, 3  fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème
étaient inscrits à cette dernière  action. J'ai sollicité une compagnie
artistique pour mettre en place un atelier  d'écriture. Les professeurs
ont ensuite proposé un atelier de sciences physiques, un  club journal
des collégiens, une activité escalade, trois groupes de soutien
en mathématiques, deux groupes de soutien en français. J'étais en
pourparlers  avec un club d'échecs et un autre de rugby pour enrichir
l'offre.
 J'ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui  vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas....
Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.
L'Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant
octobre  2007 une enveloppe d'heures pour les professeurs et les
intervenants extérieurs  (pour ces derniers, ces heures devaient être
transformées en vacations, payées  15 euros de l'heure).
 Je disposais de 1476 heures. C'est à partir de cette enveloppe
que je  n'avais pas demandé que j'ai construit mon offre. J'ai informé
les parents  d'élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en
place. L'aide aux devoirs  avait commencé dès le 20 septembre. Les
élèves étaient pour la plus part d'entre  eux très heureux. Début
décembre, j'ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures 
effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures.
Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à
l'Inspection académique. L'inspecteur d'Académie préside la réunion,
flanqué de ses  deux adjoints et de deux chefs de service.
Configuration inhabituelle..  Curiosité puis inquiétude.
L'Inspecteur d'Académie ne le dit pas explicitement, car nous
sommes tous  soumis au même devoir de réserve. "Le dispositif n'est pas
supprimé, mais on a  réduit la voilure". On a seulement supprimé les
heures pour le faire fonctionner.  Au lieu des 1476 heures, je n'en ai
plus que 397 pour terminer l'année  scolaire. Cela vient directement du
Ministère. C'est identique dans toutes les  Académies, l'Inspecteur
d'Académie nous l'a confirmé, comme s'il voulait nous  consoler. Tous
mes collègues sont dans la même stupeur (40 Principaux de
Collège abasourdis).
J'ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j'ai droit. Et les
heures  effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l'instant pas
honorées (j'ai compté  221 heures pour ces 2 mois). Je n'en ai plus les
moyens. C'est noble le  bénévolat, mais, là, on atteint des limites...
Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les
actions  décrites ci-dessus s'arrêteront, faute de moyens. Je ne vous
fais pas de dessin.
Oui, j'ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les
parents  d'élèves. Honte pour les profs. Honte pour des partenaires
extérieurs. Je ne sais  toujours pas comment je vais leur annoncer la
chose.
Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos
pour  avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.
Bonsoir les amis, vive la République.
Ce message est un envoi en nombre que je vous fais. Veuillez m'excuser si  vous avez déjà reçu cette information.
Je vous encourage à le diffuser autour de vous.

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