Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Argenteuil 95

Argenteuil 95

www.argenteuil95.com, le journal du web indépendant des habitants d'Argenteuil et de ses environs.


Le procès d’Arezki Kerfali renvoyé en juin

Publié par Arezki Semache sur 19 Septembre 2009, 10:26am

Catégories : #Actualité

Justice . Le tribunal de Pontoise a accédé à la demande de l’avocat du retraité. Une victoire pour le collectif qui se bat pour la mémoire d’Ali Ziri.

 

La justice n’est pas sourde. Elle est parfois capable de résister aux pressions et d’entendre la raison, même quand celle-ci dérange les puissants ou les autorités. Hier matin, la présidente du tribunal de grande instance qui devait juger Arezki Kerfali, poursuivi pour « outrage » par les policiers qui lui ont cassé le poignet et l’ont couvert de bleus, le 9 juin dernier, à Argenteuil (Val-d’Oise), a renvoyé son procès au 24 juin prochain. Elle donnait ainsi raison à maître Sami Skander, qui, au nom de son client, venait d’argumenter pour que le sort d’Arezki Kerfali ne soit pas détaché de celui d’Ali Ziri, l’ami interpellé en sa compagnie et qui est décédé peu après à l’hôpital où les forces de police l’avaient déposé au cours de leur garde à vue.

 

Le représentant du parquet n’avait pourtant pas l’intention de laisser passer l’initiative de l’avocat. C’est presque sur le ton de l’évidence qu’il avait développé son argumentation : Arezki Kerfali conduisait en état d’ivresse, sa rébellion face aux policiers est antérieure aux faits de violence auxquels faisait référence Me Skander, sa demande n’était rien d’autre qu’un procédé dilatoire. Dans la salle d’audience, les trois policiers en uniforme - jusqu’ici pas le moins du monde inquiétés - attendaient de pied ferme ce qui devait être un premier acte leur permettant d’accuser Arezki Kerfali, sans avoir à répondre de leur propre attitude. La présidente du tribunal, sensible à l’argumentaire de l’avocat - c’est-à-dire juger conjointement l’ensemble des plaintes (celle des policiers et celle déposée non sans mal par lui-même au nom de son client) relevant d’une seule et même affaire -, a donc préféré renvoyer l’affaire.

 

Arezki Kerfali, sa femme et ses deux grands enfants, avaient donc le sourire, un peu crispé quand même, au sortir de la salle d’audience. Les membres du collectif Vérité et justice pour Ali Ziri considéraient logiquement que la manoeuvre de la police - l’« outrage », une parade juridique bien pratique, et la volonté de séparer les deux plaintes - avait fait long feu. Devant le tribunal, ils déployaient à nouveau leur banderole, histoire de rappeler que la justice devait passer pour la mémoire d’Ali Ziri et que, pour ce faire, les poursuites contre Arezki Kerfali devaient être annulées.

 

Dany Stive

L'Humanité

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents