Selon un sondage IFOP, réalisé du lundi 3 au mercredi 5 mars auprès de 955 personnes, 66 % des électeurs envisagent de se prononcer « principalement en fonction de considérations locales » aux élections municipales. Ce chiffre est stable par rapport à une précédente enquête réalisée les 7 et 8 février (67 %).
Parallèlement, le nombre de personnes souhaitant sanctionner la politique du président de la République et du gouvernement à l'occasion du scrutin est en hausse : il est passé de 16 % en janvier à 18 % en février et 21 % en mars. 10 % des personnes interrogées annoncent qu'elles voteront pour soutenir le président et le gouvernement; 3 % ne se prononcent pas.
En janvier, le nombre de personnes ayant l'intention de soutenir le chef de l'Etat à l'occasion des municipales s'élevait à 19 %.
Interrogé par le quotidien du soir Le Monde, Jérôme Fourquet, directeur-adjoint du département opinion et stratégies d'entreprise de l'IFOP, commente ce sondage en déclarant "qu' on assiste à une progression de la sanction et à un tassement du soutien. L'élection risque d'être difficile pour la majorité, même si l'enjeu du vote sera d'abord local. Le vote sanction peut faire la différence dans un certain nombre de villes tangentes".
Municipales 2008 : Le souhait d'un vote sanction progresse dans l'électorat
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