Les organisations syndicales SNES et CGT du lycée Georges Bracque d'Argenteuil nous ont adressé ce
communiqué que nous publions tel quel. "Le gouvernement a décidé une nouvelle ponction sur les effectifs de
l'Education nationale : il ne faut pas remplacer un poste de départ en retraite sur deux, il faut supprimer 11 200 postes pour la rentrée.
Au lycée Georges Braque, plusieurs de ces postes seront supprimés à la rentrée. Ce lycée soit-disant « d'éducation prioritaire » va ainsi connaître sa deuxième année noire.
Pas de fait divers exceptionnel, seulement une situation catastrophique. Son recrutement est difficile. Une part importante des élèves recrutés, même de bonne volonté, n'a pas le niveau. L'absentéisme y est important. Il entraîne la désorganisation. La discipline et le travail scolaires sont difficiles à instaurer.
Malgré le dévouement de tous, les projets, la volonté, ces faiblesses se maintiennent jusqu'au baccalauréat où les résultats sont faibles. Rien d'étonnant à ce qu'ils soient parmi les plus faibles des établissements de l'Académie de Versailles. Et c'est cette situation difficile que l'on a choisi de dégrader encore.
Pour gagner des postes en les supprimant, on réduit le nombre de classes, et l'on augmente la charge de travail des enseignants en leur imposant des heures supplémentaires. Le nombre moyen d'élèves par classe, si rien n'est fait pour l'empêcher, passera de 24 à 29 élèves. La fatigue des personnels augmentera. L'ambiance des classes se dégradera. Les échecs augmenteront. Et ces enchaînements seront sans fin, n'engageant pas les élèves à venir chez nous. Notre journée portes-ouvertes a connu une affluence en nette baisse. Au dernier salon sur l'orientation des
collégiens à Argenteuil, les classes de 3ème passaient devant le stand du lycée sans s'y arrêter.
C'est un lycée qu'on assassine. Aidez-nous à le sauver !
Les organisations syndicales SNES et CGT du lycée Georges
Bracque d'Argenteuil.
Mercredi 2 avril, 15 heures Rectorat de Versailles.