Alors que la situation actuelle du logement appelle des moyens financiers de grande ampleur, la seule réponse apportée par le gouvernement, est au contraire, de faire du logement un vaste chantier d'économies. Pour la CNL, réduire les enjeux du logement à des restrictions budgétaires est inacceptable, voire même insultant pour ceux qui sont en demande d'un logement social et ceux qui sont concernés par la loi DALO.
Certaines mesures annoncées peuvent paraître indolores, mais la CNL ne s'y trompe pas : baisser le plafond de ressource de 10 % ne doit pas faire oublier que cela permet aussi de pousser dehors les ménages aux revenus moyens avec la hausse des surloyers et les inciter à l'accession à la propriété, cette dernière restant la priorité du gouvernement.
Pour la CNL, le dessein de l'Etat ne fait pas de doute. Il s'agit de se désengager le plus possible en transférant le financement du logement social sur d'autres acteurs : les organismes HLM, le 1% logement et les collectivités territoriales.
Ces réformes ne font que confirmer la tendance à la baisse des crédits pour le logement, déjà annoncée dans le vote du budget 2008.La CNL demande la tenue d'un véritable débat national sur l'avenir du logement avec tous les acteurs concernés afin de réfléchir ensemble à une véritable politique ambitieuse". La CNL, Montreuil, 4 avril 2008.